Wilkommen im....

Wilkommen im....
Alors voilà un blog en parallèle de ma fiction
Parce que j'ai d'autres idées qui me traversent la tête et qu'un blog à part c'est mieux pour vous en faire profiter ^^
Le premier OS est prêt, j'attends juste la fin du concours pour lequel je l'ai écrit pour le poster ^^
C'est toujours la même Ju" qui vous écrit, toujours la même sadique qui va se révéler vraiment cruelle...
Enjoy !


--" j'ai été taguée (merci Mééééél --"), et voilà que ça recommence, c'est que la 4ème fois en deux jours après tout hein ^^

Chaque personne taguée doit marquer le règlement sur son blog et le nom de la personne qui l'a taguée. La personne taguée doit ensuite marquer sept choses sur elle et taguer sept autres personnes qu'elle doit énumérer sur son blog. Les personnes taguées doivent être prévenues par commentaires.

7 choses sur moi :

* j'ai un poisson qui s'appelle Kinder et qui est un gros égoïste qui ne veut pas partager sa "maman" avec d'autres poissons! Après Pingui, c'est Schokobon qui est mouru tout à l'heure
* je meurs d'envie de partir vivre à Paris ou ses environs mais ça ne m'empêche pas de me rendre compte que clermont a son charme aussi
* je suis une perverse incurable et une citronneuse hors pair (vive Tom dans la cuisine dans une certaine position!!!)
* je suis très très speed de nature et je déteste avoir à attendre ou mettre 15 ans à faire des trucs quand ça peut être fait vite et bien
* je suis un mélange détonnant, j'ai du sang d'un peu partout (espagne, maghreb, nord, belgique, italie aussi je crois) et j'ai les yeux berbères (d'ailleurs je les aime!)
* j'adore faire des nouvelles rencontres, échanger, me lier avec les gens, se découvrir des points communs
* je suis une putain de grande gueule, je ne la ferme presque jamais et ça m'a joué des tours (petite note : apprendre à fermer sa gueule au volant, ça évitera que le type bodybuildé de la voiture de devant descende et vienne frapper à ma vitre pour savoir quel est mon problème --")

Et en bonne grâce je ne tague personne en retour ce coup ci ^^ (enfin pour le moment, ça peut encore changer xD)

# Posted on Thursday, 26 March 2009 at 1:01 PM

Edited on Wednesday, 29 April 2009 at 9:11 PM

La boite à suggestions

La boite à suggestions
N'hésitez pas à me proposer des idées d'OS, je les écrirai pour vous =D
Des envies particulières? Des personnages que vous voulez voir développés? Une ambiance? Une chanson que vous voulez voir ressortir dans un OS? Un couple? Un lieu? Yaoi? Hétéro? Bref tout ce qui vous fait envie,dites le moi et je l'écrirai.
*Ju"? Chérie? tu sais que t'es pas une agence de voyage hein?* Roooh ça va hein ><' bref l'écoutez pas et laissez parler vos envies, c'est fait pour ça ici

Personnages souhaités : Un seul, deux, le groupe entier, le groupe + autres (je peux vous intégrer dans le truc)
Situation : Un lieu en particulier (fac, hôpital, parc, concert bref n'importe quoi)
Etc etc

Bref, vous me racontez en quelques lignes ce que vous attendez et ce que vous voulez absolument voir dedans et là où c'est à moi de laisser parler mon imagination. Après bah je vous contacte pour mettre au point les détails, je l'écris, je le poste et je vous mets un lien avec l'OS.

Allez, assez blablater, à vous de me soumettre vos idées.



Edit : Bon bah comme vous l'aurez vu, je crée les articles avec les idées, je rajoute les OS dessus quand ils sont finis, par contre je ne vous garantis par l'ordre dans lequel ils seront publiés, j'y peux rien, l'inspi vient comme elle a envie --" mais dans tous les cas vous le lirez à un moment où un autre

# Posted on Friday, 27 March 2009 at 6:24 AM

Edited on Wednesday, 01 April 2009 at 7:23 AM

Elle m'a volé mon rêve....

Elle m'a volé mon rêve....
Autant vous prévenir, ça a rien à voir avec ce que j'écris d'habitude... Vous êtes prévenues ^^

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Il fait sombre, il n'est pas très tard, c'est le milieu d'après midi mais le manque de soleil et la grisaille de ce mois de décembre suffisent à laisser penser qu'il est déjà nuit noire. Dans le coin d'un grand bâtiment de tôles, la fraise d'une cigarette est la seule source de lumière qui transparaît. Un nuage de fumée sort de ses lèvres et se mêle à son souffle chaud qui au contact du froid ambiant forme un nuage blanc dans l'air. Il souffle sur ses mains pour les réchauffer. Sa pause est terminée, il doit retourner travailler. Il écrase son mégot avec le talon de sa chaussure et ouvre la lourde porte métallique.


Il rentre à l'intérieur, passe par la salle de pause où plusieurs de ses collègues discutent joyeusement, il leur adresse un sourire triste et un signe de main sans s'arrêter de marcher et retourne à sa place. Il n'a pas envie de prendre part à leurs récits, qu'est ce qu'il pourrait leur raconter lui en retour ?


Il ré enfile le gilet sans manches caractéristique de l'enseigne de son employeur et qui permet de le distinguer des clients.
Il retire la petite pancarte « fermée », allume le petit lampadaire et ça y est sa caisse est ouverte. Déjà une petite vieille se précipite vers lui et se dépêche de vider le contenu de son cabas sur son tapis roulant. Il aurait pu sourire de la voir si empressée ou encore à la vue des dizaines de boites de nourriture pour chat mais c'est maintenant son quotidien et il ne voit plus très bien ce qui pourrait le faire sourire dans les comportements souvent farfelus des clients.


Les clients s'enchaînent, toujours les mêmes produits. Il est même capable de citer de tête le prix au centime près de telle boite de haricots verts en conserve ou du nouvel album de son groupe favori.
Lui aussi, il a vendu des millions d'albums. Mais c'était il y a plusieurs années... Quand le succès était encore au rendez vous... Quand le groupe existait encore... Il s'est fait une raison depuis ces cinq longues années que son rêve s'est brisé : Tokio Hotel n'est plus.


Il a mis du temps à relever la tête de l'eau et se faire une raison. Il a d'abord cru que c'était un petit break pour mieux repartir. Les semaines se sont écoulées, puis les mois et petit à petit l'espoir s'en est allé lui aussi. A-t-il seulement accepté la situation ?
Non pas vraiment. Il repense souvent à ces années de bonheur passées avec eux tout en scannant les codes barres du contenu des caddies qui défilent devant lui.


A l'annonce de l'arrêt du groupe, il croyait avoir été suffisamment prévoyant et avoir mis assez d'argent de côté pour être à l'abri un long moment. Puis la réalité du coût de la vie l'a rattrapé. Ayant arrêté ses études pour se consacrer pleinement à sa passion, il n'a pas eu d'autre choix que d'accepter ce poste de caissier pour la plus grande chaîne de distribution d'Allemagne. Il a un loyer à payer et il faut bien qu'il mange. Pourquoi n'avait il pas écouté ses parents à l'époque et continué ses études en parallèle ? Il le regrettait amèrement aujourd'hui.


Sa journée touche à sa fin, il quitte sa caisse après l'avoir fermée et recomptée pour l'amener à son supérieur pour une ultime vérification.
Il passe se changer à son vestiaire et rentre chez lui sans se presser. Personne ne l'y attend de toute façon... Il prend le temps de flâner dans la rue commerçante de son quartier sans pour autant vraiment faire attention à ce qu'il voit. Il regarde sans vraiment voir. La pluie qui tombait drue ce matin a recommencé à tomber et c'est trempé jusqu'aux os qu'il pousse la porte de son petit appartement après l'avoir déverrouillée. Il balance ses chaussures dans un coin et jette sa veste sur une chaise. Il se dirige ensuite machinalement vers le frigo. Il en ressort un yaourt qui constituera à lui seul son dîner après avoir jeté un ½il à l'intérieur. Rien ne lui fait envie et il faut bien avouer que le frigo n'est pas des plus remplis.


Comme tous les soirs, il pousse l'amoncellement de vêtements, sachets de chips vides et autres boîtiers de DVD qui s'entassent sur le canapé en se promettant comme toujours de ranger le lendemain.
Il allume la télé et suit distraitement d'une oreille un mauvais polar en espérant qu'un coup de fil égayera sa soirée. Coup de fil qui ne viendra pas encore ce soir. Il espère ainsi tous les soirs, les yeux rivés vers le téléphone, comme si sa seule volonté pouvait se transformer en réalité. Il espère avoir de leurs nouvelles. Et tous les soirs, il est déçu.
La mort du groupe a-t-elle signé celle de leur amitié par la même occasion ? Il commence à se faire à cette idée même si elle lui brûle le c½ur.


Son réveil lui arrache un grognement, il s'est encore endormi tout habillé sur le canapé. Il le sait, son dos le fera souffrir après quelques heures passées derrière sa caisse.
Une douche rapide et le voilà sur le chemin du supermarché. Il termine sa cigarette et jette le mégot sur le goudron du parking avant de pénétrer dans le bâtiment par la porte de derrière. Il est loin le temps où c'était par la grande porte et sous les flashes des photographes qu'il entrait avec eux dans les salles les plus mythiques qu'ils remplissaient en un temps record pour leurs concerts...
Il secoue la tête pour chasser ses pensées nostalgiques, enfile son éternel gilet rouge et part tel un automate rejoindre sa place.


La journée est morne, les clients se succèdent et se ressemblent tous. Il n'avait déjà pas le moral en se réveillant ce matin mais là, l'ennui rajoute encore à sa tristesse. Et soudain, il l'aperçoit. Oui c'est elle ! Il en est sûr ! C'est elle, elle par qui tout a si vite pris fin. Une boule lui sert l'estomac et il ne peut pas détacher ses yeux d'elle. Elle ose venir le narguer jusqu'ici ! Détruire sa vie ne lui a pas suffit ? Il faut qu'elle vienne étaler son bonheur et sa beauté sous ses yeux !
Elle a toujours été belle, elle l'était déjà il y a cinq ans, elle l'est encore plus aujourd'hui.
Une grande silhouette fine et élancée. Des yeux verts en amandes. De longs cheveux blonds lui arrivant au milieu du dos. Et un sourire. Quel sourire ! Bill avait craqué pour elle dès le premier regard. Le coup de foudre comme tellement de gens se plaisent à le croire. Ils avaient vécu une histoire passionnée pendant plusieurs mois. Le chanteur ne voyait plus qu'elle, ne pensait plus que par elle et plus rien d'autre ne l'intéressait. Des tensions étaient apparues dans le groupe, les autres membres reprochant au jeune androgyne de délaisser la musique. Petit à petit l'ambiance s'était détériorée et les désaccords s'étaient multipliés jusqu'à arriver à l'arrêt du groupe. Oui, c'était bel et bien ce sourire qu'il avait en face de lui qui était responsable de la fin de son rêve.
Perdu dans ses souvenirs, il ne la voit pas s'avancer vers lui. Quand il entend ses talons résonner tout près de lui, il est trop tard, elle est là face à lui, lui souriant. Il n'a pas le choix, il doit la traiter comme n'importe quelle cliente et lui adresser un sourire qui se veut amical.


Il est comme déconnecté tout le reste de la journée. Les heures défilent sans qu'il ne les voit passer. Comme un automate, il exécute les mêmes gestes qu'il fait tous les jours à la fin de sa journée de travail et se dirige vers le vestiaire.

« A demain Georg, passe une bonne soirée » lui lance une de ses collègues en quittant le vestiaire.
Il lui faut un certain temps avant que ses paroles n'arrivent jusqu'à son esprit embrumé et quand il lui répond, elle est déjà partie.

« Ouais... toi aussi... à demain... »

Il sort sur le parking par la volonté seule de ses jambes, il n'est pas capable de réfléchir. La revoir a été trop douloureux. Ça a ravivé trop de souvenirs et lui a renvoyé l'échec de sa vie en plein visage.
Il plonge ses mains dans les poches de sa veste en cuir à la recherche de ses clefs et en ressort un bout de papier. Ça lui revient maintenant, elle lui a laissé son numéro en même temps qu'elle lui a tendu sa carte bancaire gold. « Je te présenterai mon mari, c'est un homme d'affaire influent, il aura peut être du boulot pour toi. ». Elle se voulait aimable mais il n'est pas dupe, elle se moquait de lui et admirait les conséquences de son intrusion dans le groupe. Il l'appelle sans réfléchir et lui donne rendez vous dans un café. Elle a accepté, il a une heure pour parcourir trois blocs d'immeubles. Il en profite pour s'arrêter dans un petit bar de quartier et commande quelques scotchs sans glace. Il lui reste un peu de temps avant de la revoir et il ressort du bar. La haine monte au fur et à mesure que ses pas l'emmènent vers le lieu de rendez vous.


En tournant au coin de la rue, il la voit. Elle est en avance et l'attend devant le café. Il s'arrête à quelques mètres d'elle et sa rage est tout ce qui l'anime à ce moment là. Quand il voit le sourire radieux qu'elle lui adresse, il ne réfléchit plus et sort l'arme qu'il a serré dans sa main tout le long du trajet. Son cerveau ne réagit plus et il presse la détente. Il la regarde s'écrouler au sol tel un spectateur impuissant du drame qu'il a lui-même commis.
Des cris d'effroi le ramènent sur terre. Les rares passants présents dans la rue le dévisagent horrifiés.
Il se sent pris au piège. Le piège de sa propre vie. Le piège de sa folie et sa haine.
D'un seul coup, l'impact de son geste lui assène une grande claque et il assimile très vite qu'il vient de commettre l'irréparable. Il ne se serait jamais cru capable de faire... ça.
Dans un dernier éclair de lucidité, il retourne le canon de l'arme contre lui, l'appuie sur sa tempe et presse la gâchette sans plus être conscient de ses actes.
« Elle m'a volé mon rêve » sont les derniers mots qu'il prononce avant de s'écrouler à son tour sur le trottoir.

Quelques jours plus tard, un article parut dans le journal.

« C'est aujourd'hui qu'ont eu lieu les funérailles de Georg Listing. Après avoir abattu de sang froid une jeune femme en pleine rue sans que personne ne sache réellement pourquoi, il a retourné son arme contre lui et s'est donné la mort. Sa famille et de rares amis étaient présents cet après midi pour lui rendre un dernier hommage. Les anciens membres du groupe Tokio Hotel qu'il formait avec eux étaient présents et ont versé de chaudes larmes. »



*********************************

*DEAD* Vos avis et vos comms me touchent énormément! Jvous jure jsuis toute retournée!
Apparemment l'effet que je recherchais est là ^^
Merci infiniment
J'vous aime très fort!
Ju'

PS : Ma tartinette... jte jure que tu me tueras à me dire des trucs pareils.. venant de toi ba ça me touche que d'autant plus! Je te tom comme jamais et personne d'autre!

Expldr ! Mon père veut devenir mon agent! il veut que je trouve un éditeur et il s'occupera de mes contrats *dead*
mes parents sont tarés! "ma fille t'as un talent incroyable, faut que tu trouves un pseudo.." etc etc bordel ils vont me tuer tellement je rigole!

# Posted on Thursday, 26 March 2009 at 1:12 PM

Edited on Saturday, 28 March 2009 at 6:36 PM

Mon ange...

Mon ange...


- Mon ange, tu te souviens de notre rencontre ?
- Oui, bien sûr...


Elle peut paraître banale cette rencontre, pourtant ce jour là sa vie a basculé. Leurs vies ont basculé. Un simple regard échangé et déjà il savait qu'elle serait importante pour lui. Quelques secondes avaient suffit à lui donner envie de la rencontrer, lui parler, apprendre à la connaître. Seulement animé par cette force qui lui dictait quoi faire, il était allé trouver les gardes du corps chargés de la sécurité du concert et leur avait demandé de la retrouver dans la foule pour l'inviter en coulisses. Les pauvres gardes du corps avaient passé de très longues minutes à arpenter la marée de fans massées devant la scène à attendre un improbable retour du groupe sur scène. La description qu'il leur avait donné était mince : petite, blonde, de jolis yeux et un haut ample violet. A force de ténacité, ils avaient fini par la voir qui s'éloignait vers la sortie avec ses amies. Ils l'avaient rattrapée et lui avaient transmis l'invitation. Elle avait hésité. Qu'est ce qu'il pouvait bien lui vouloir ? Pourquoi elle ? Poussée par sa curiosité, elle avait accepté de les suivre et s'était retrouvée dans une loge vide à attendre. Quand il était entré dans cette même loge après avoir pris une douche, au premier regard il avait su. Elle n'était pas comme les autres, aucune autre fille ne lui avait fait cette impression jusque là. Aucune n'avait réveillé une boule dans son ventre. Aucune ne lui avait mis des étoiles dans les yeux. Elle dégageait quelque chose qui l'électrisait et le laissait impuissant, comme cloué sur place. Petit à petit, la conversation s'était engagée, ils s'étaient découvert des goûts en commun, des affinités, une attirance sincère et partagée. D'abord méfiante, elle s'était finalement laissée convaincre à le revoir. Au fil de leurs rencontres, ils s'étaient rapprochés. Un premier baiser, une première étreinte, un premier « je t'aime » murmuré à l'oreille bien installée au creux de ses bras. Des mois de bonheur sans nuage puis des disputes suivies de réconciliations.
En ce moment même, il est fou d'elle comme jamais. C'est elle et aucune autre. La femme de sa vie.

- Mon ange ?
-... oui ?
- Tu te souviens de quand tu as emménagé à la maison ?


Ce jour là, les cartons étaient prêts et elle l'attendait assise dessus, impatiente de quitter son appartement pour partir vivre avec lui. Il était finalement arrivé avec vingt minutes de retard mais elle était bien trop heureuse pour lui en vouloir et il avait amené du renfort avec lui. En quelques allers retours jusqu'au petit camion loué pour l'occasion, Georg et Gustav avaient transporté toutes ses affaires et elle n'avait plus qu'à jeter un dernier regard en arrière en refermant la porte et s'installer avec eux trois sur la banquette du véhicule pour dire bonjour à sa nouvelle vie. Bill les avait accueilli avec un grand sourire à leur arrivée, heureux de voir son jumeau resplendissant de bonheur avec elle à son bras. Les cartons avaient vite été déballés et ses affaires avaient vite trouvé leur place dans l'appartement des garçons. Ses vêtements se mêlaient à ceux de Tom dans l'armoire et elle avait vite trouvé ses marques avec eux. Elle leur préparait de bons petits plats, ils partageaient de grands fous rires ainsi que des disputes occasionnelles mais au final, tous étaient très heureux de cette cohabitation.
Ils en avaient des bons moments tous ensemble ainsi que tous les deux en tête à tête, blottis sous la couette.
Ce matin encore, il la regardait dormir et se répétait intérieurement qu'il était incroyablement chanceux de l'avoir à ses côtés.

- Mon ange ?
-............ oui ?
- Tu te souviens de ce soir de mars ?


Oh ça oui elle s'en souvenait ! Elle s'en souvient même très bien. Ce soir là, il avait troqué ses habituels baggy et tee shirt XXL contre un jean moins large et une chemise où elle pouvait deviner son torse finement musclé. Il avait sorti le grand jeu, il l'avait emmenée dîner dehors, restaurant en tête à tête. Ils avaient passé une soirée inoubliable ponctuée d'éclats de rire, de regards langoureux, déclarations d'amour les yeux dans les yeux. Il multipliait les attentions, lui prenait la main aussi souvent que possible et ses yeux reflétaient l'amour sans bornes qu'il lui portait. Tom était réellement et éperdument amoureux. Et elle le lui rendait bien. Au dessert, il avait rendu cette soirée déjà exceptionnelle encore plus magique en s'agenouillant devant elle, lui prenant la main et lui tendant un écrin en velours noir. « Epouse moi ». ses yeux s'étaient remplis de larmes de bonheur et c'est en lui sautant au cou qu'elle avait accepté.
Les larmes lui montent aux yeux en y repensant et il est persuadé, aujourd'hui encore plus que précédemment, qu'il avait fait le bon choix ce soir là.

- Tu deviendras ma femme très bientôt mon ange.
-... oui... oui Tom...


Il lui prend la main et sourit en voyant la bague de fiançailles qu'elle porte à l'annulaire. Il est tellement fier de ce qu'il est devenu depuis qu'elle fait partie de sa vie. Il est tellement fier qu'elle l'aime autant que lui est fou d'elle.

- Mon ange ?
-....
- Mon ange !


Son ton se fait plus pressant. Il ne contrôle plus le tremblement de ses mains. Il sent une goutte de sueur glisser le long de sa colonne vertébrale.

- ... ou... oui ?
- Ne me laisse pas mon ange...
- Non... je ne ... te laisse... pas


Les larmes, qui lui avaient échappé à l'évocation de tous ces souvenirs heureux, se mélangent maintenant à des larmes amères. Des larmes de douleur. Des larmes de peur. Il se penche vers elle. Il ressert son étreinte autour d'elle et la serre plus fort contre son c½ur. Sa tête repose sur ses genoux, il la berce doucement et ne peut s'empêcher de couvrir son front et ses lèvres de doux baisers. Il ne retient plus non plus sa profonde détresse.

- Mon ange ?

Ce n'est plus un doux surnom chuchoté pour attirer son attention, mais un appel de détresse qui passe maintenant ses lèvres.

- Mon ange, les secours arrivent.

Son souffle devient de plus en plus erratique, il ne l'entend quasiment plus. Sa poitrine ne se soulève plus que très faiblement.

- Mon ange, s'il te plait. Tiens bon.
- .....
- Mon ange ?
- .....


Quand il baisse les yeux vers elle, ce n'est que pour voir que les siens sont fermés et qu'elle ne répondra plus.

- Mon ange ! Non !

Sa voix trahit toute la peine qui s'abat sur lui à ce moment là. Les larmes dévalent ses joues sans qu'il ne puisse plus rien y faire. Il répète toujours les mêmes mots comme une litanie.

- Mon ange...

Tous les passants qui se sont regroupés autour d'eux ne voient pas le bonheur qu'ils ont retracé tous les deux durant ces dernières minutes. Ce bonheur qui s'enfuit en même temps que son âme quitte son corps. Ils voient seulement que le guitariste est effondré et qu'il vient de perdre l'amour de sa vie. Elle vient de rendre son dernier souffle dans ses bras, tuée par la folie destructrice d'une groupie qui n'a pas supporté de les voir heureux ensemble. Une seule et unique balle tirée à bout portant a suffit à réduire à néant la vie qu'il avait imaginé vivre avec elle.
Demain, une tâche de sang sur ce trottoir rappellera aux passants ce que la jalousie peut conduire à faire. Ce qu'elle peut détruire. Pour lui, deux mots resteront gravés en même temps que son souvenir : Mon ange.



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Voilà le deuxième. Vos avis?
Küsschen
Ju"

# Posted on Thursday, 26 March 2009 at 1:15 PM

Edited on Friday, 03 April 2009 at 8:27 PM

Windbeutel

Windbeutel
Sur une idée de ma tartinette (schicksale-gemischt.skyrock.com) :
"Bill et son enfant à une fête foraine"
Voilà ce que ça donne, on se retrouve en bas.

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Bien emmitouflé dans son caban long en laine, il parcourt les allées de la fête foraine, flânant entre les différents stands. Il serre sa petite main dans la sienne et s'assure que son fils passe un bon moment et qu'il n'a pas froid. Son fils... Lui-même a encore du mal à y croire. Ce petit garçon blond comme les blés qui ouvre de grands yeux émerveillés devant toutes ces peluches et qui admire les gens qui osent monter dans les « manèges de grands », est bien son fils. Il lui apporte tellement de bonheur ce petit bonhomme. A vingt cinq ans, il ne regrette pas une seule seconde d'avoir mis un terme à sa carrière de chanteur pour pouvoir l'élever correctement et être présent à toutes les étapes de sa vie. Il sourit en repensant à cette époque maintenant révolue de sa vie. Il n'a gardé que des bons souvenirs et ses relations avec les autres membres du groupe n'ont pas changé. Ils se voient toujours autant et partagent toujours d'excellents moments ensemble, seulement ils se sont tous rangés. De cette époque, il n'a gardé que sa coiffure ébouriffée qui était sa marque de fabrique et qui plaisait tant aux fans. Il a opté pour un maquillage beaucoup plus discret mais a gardé son look androgyne qui lui sied si bien. Quand il va chercher Luka à la sortie de l'école, les mamans des autres enfants se retournent sur son passage et ne peuvent s'empêcher de le dévorer des yeux.
Il est perdu dans ses pensées quand il sent la petite main tirer la sienne. Il baisse enfin les yeux vers son fils et rencontre deux petits yeux noisette qui le fixent, dépassant tout juste de sous le bonnet qu'il lui a enfilé avant de sortir.

- Oui mon poussin ?
- Dis Papa, elle est où Maman ?


Il déglutit et redescend de son nuage aussi rapidement qu'il y était monté. Il réfléchit à cent à l'heure. Que peut il donc lui répondre ? Comment expliquer à un enfant si jeune l'absence de sa mère auprès de lui pour qu'il comprenne ?
Il s'accroupit à son niveau, réajuste l'écharpe autour du cou de son petit garçon et remonte la fermeture éclair de sa doudoune jusqu'en haut pour que le vent ne s'y engouffre pas. Il souffle un coup et relève la tête pour fixer le ciel et y trouver du soutien. De gros flocons à la forme parfaite tombent doucement en tourbillonnant et recouvrent le sol d'un beau manteau blanc. Il rassemble son courage et s'apprête à lui répondre enfin quand Luka aperçoit un stand qui attire son attention un peu plus loin.

- Papa ! On peut aller pêcher les canards s'il te plaiiiiiiiiiit ???

Il a les yeux brillants d'excitation et Bill ne peut pas résister à sa bouille rendue encore plus attendrissante par ses pommettes rougies par le froid.

- Oui, viens. Je vais t'aider.
- Nan ! Je suis grand ! C'est moi qui fais tout seul !


Tout excité, le petit garçon part en courant en direction des canards multicolores en plastique qui nagent en attendant d'être péchés. Il se relève et le suit des yeux en souriant. Il époussette les flocons de neige qui recouvrent son col et se hâte de le rejoindre. Il est soulagé d'avoir pu retarder le moment où il devra répondre aux questions de son fils. Il le sait, il ne pourra pas repousser l'échéance éternellement et il devra à un moment ou un autre lui révéler la vérité. Il espère simplement que ce sera le plus tard possible et qu'ils pourront profiter pleinement de ce moment privilégié père/fils. On ment suffisamment aux enfants en leur racontant des histoires de Père Noël, de petite souris ou de lapin de Pâques. Il ne veut pas en rajouter, il veut lui dire la vérité mais il doit trouver les bons mots.

Luka trépigne d'impatience. Comme tous les enfants de son âge, il adore la pêche aux canards. Bill règle la somme demandée et récupère le bâton-canne à pêche que le forain lui tend et la place dans les mains tendues vers lui de son fils en prenant bien garde à ce qu'il ne se blesse pas avec l'hameçon de fortune disposé au bout. Attendri, il l'observe tirer la langue, concentré sur son objectif. Six canards sont déjà entassés dans le petit panier devant Luka. Ce petit a toujours été débrouillard et vif. Pourtant les deux derniers volatiles nécessaires pour remporte un lot sont récalcitrants. Bill se place derrière son fils et guide ses gestes en posant ses mains sur les bras de Luka.
Le petit garçon sautille de joie sur place, les huit canards synonymes de récompense sont maintenant attrapés. Il tend son bras en direction de l'aquarium derrière le forain.

- Je veux un poisson ! Je veux un poisson !

Du haut de ses quatre ans, le bambin a déjà un caractère affirmé. Sa mère le lui dit souvent, elle a l'impression de le revoir lui au même âge à travers son petit fils.
Il récupère le sachet en plastique contenant le poisson rouge avant de le remettre à Luka.

- Je vais l'appeler Windbeutel !

A l'entente de ce nom, le c½ur de Bill manque un battement. Windbeutel... c'est comme cela qu'il l'appelait elle. Comment son fils le sait il ? Il n'a pas le temps d'approfondir sa réflexion, le petit garçon tire sur le bas de son manteau pour attirer son attention.

- Papa ! Il faut lui acheter une belle maison à Windbeutel !
- Bien sûr mon petit c½ur, on s'arrêtera pour lui acheter un bel aquarium et de la nourriture sur le chemin du retour.


Sa réponse semble satisfaire Luka qui n'insiste pas plus et reporte son attention sur le poisson auquel il parle avec animation lui décrivant sa chambre et ses jouets. Bill saisit de nouveau la main de son fils dans la sienne et reprend sa marche dans la foule des familles qui ont-elles aussi profité de ce samedi après midi pour emmener leurs enfants se divertir.

- Tu as envie de faire un tour de manège Luka ? Regarde il y a le même vaisseau spatial que Buzz l'éclair. Je garderai Windbeutel pendant ce temps.

Le petit garçon n'hésite pas longtemps, il tend son poisson à son père et court rejoindre le manège. L'enthousiasme de son fils le fait sourire et Bill se rend au guichet acheter un ticket qu'il donne à Luka.

- Tu le donneras au monsieur quand il te le demandera.
- D'accord. Je veux aller dans le camion de pompiers, Papa. J'aime bien le vaisseau mais le camion il est plus beau.


Il rit doucement de la moue de son fils qui parait bien embêté de préférer un véhicule différent de celui que son père lui a suggéré.

- Bien sûr mon poussin, tu montes dans celui que tu veux.


Le sourire revient sur les lèvres du petit garçon et c'est joyeux et rassuré qu'il s'installe fièrement au volant du camion rouge flamboyant des soldats du feu. Le tour démarre. Bill ne le quitte pas des yeux. Debout à côté du manège, il sourit, bienveillant, en le voyant rire aux éclats en essayant d'attraper le pompon. Il le couve du regard. Ce petit est sa plus belle réussite, la prunelle de ses yeux. Le simple fait de le voir heureux en ce moment suffit à le remplir lui aussi de bonheur. Il l'observe et tente de graver ses sourires dans sa mémoire. Luka a le même sourire que sa mère. Si elle était là avec eux, elle serait tellement fière et heureuse elle aussi. Oui, Luka a décidément les mêmes mimiques qu'elle.
Il ne s'est pas rendu compte que le tour de manège était terminé. Le visage de Nelly s'était naturellement imposé à son esprit quand il avait noté la ressemblante frappante de Luka avec sa mère pendant qu'il le surveillait tel le papa protecteur qu'il est.
C'est son fils debout devant lui entourant ses jambes de ses bras qui le sort de sa rêverie.

- Ça va Windbeutel ? Je t'ai pas trop manqué ? Papa s'est bien occupé de toi ?

Il fixe son poisson qui tourne en rond dans son sachet et lui adresse ces quelques mots pour l'en persuader lui aussi.

- Mon papa, c'est le meilleur papa du monde !

Touché par les paroles de son fils, Bill se penche vers lui et le prend dans ses bras pour le serrer contre son c½ur. Il dépose un doux baiser sur sa joue rafraîchie par la température hivernale et s'éloigne du manège en portant Luka qui tient son poisson dans ses bras.
En passant devant un stand de sucreries, il se laisse tenter attiré par les odeurs de sucre et de friture. Il achète une barbe à papa pour Luka et se laisse lui-même séduire par une gaufre à la confiture. Ils partent s'asseoir sur un banc pour manger tranquillement.

- Dis Papa ?
- Oui ?
- Elle va venir Maman ?
- Elle ne peut pas mon c½ur.
- Pourquoi ?


Il se tourne vers lui pour pouvoir lui expliquer et ne peut se retenir de sourire en découvrant les joues badigeonnées de sucre rose de son fils. Il sort un mouchoir de sa poche et le débarbouille.

- C'est un peu compliqué engelchen.
- Compliqué comment ?


Il a déjà bien grandi son petit bout. Il a l'impression que c'était hier encore qu'il le tenait à bout de bras à la maternité n'osant pas bouger de peur de le réveiller ou lui faire mal. C'était un jeune papa encore gauche il y a quatre ans de cela. Aujourd'hui, il doit faire face aux petits yeux interrogateurs de ce même petit garçon qui le scrutent. Il prend une grande inspiration et se lance enfin.

- Tu sais mon amour, ta maman ne peut pas venir. Elle est dans un endroit loin d'ici. Mais elle pense très fort à toi et elle t'aime énormément.

L'enfant ne répond pas. Il hésite. En a-t-il dit trop ou pas assez ? Il cherche ses mots et essaie d'anticiper les questions suivantes. Elles ne viennent pourtant pas. Il espère sincèrement que son fils n'est pas trop déçu ou même triste.
Que c'est dur d'expliquer à un enfant une situation comme celle là avec des mots simples pour qu'il comprenne bien !
Il ne doit pas se laisser abattre ni se décourager. Il en est là de ses réflexions quand Luka se lève d'un bond et part en courant.

- Maman !

Bill relève la tête et suit son fils des yeux. Maman ? Mais... Pourtant Luka a raison. Elle est bien là, devant lui qui serre son fils contre elle. Elle le fait tournoyer autour d'elle et son rire lui parvient aux oreilles. Elle est encore plus belle que quand il l'a quittée ce matin, ses longs cheveux bruns flottant derrière elle et la faisant ressembler à un ange.
Elle s'approche de lui, Luka toujours dans ses bras et l'embrasse tendrement avant de s'asseoir à ses côtés le petit sur les genoux.

- Tu étais où Maman ?

Dans un regard complice, elle lui fait comprendre que tout s'est bien passé et qu'elle se charge de lui expliquer.

- Luka, mon ange, Maman était allée voir le docteur.
- Tu es malade Maman ?
- Non engelein, rassure toi. Tu vas avoir un petit frère ou une petite s½ur.


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Un poil plus gai que les précédents celui là non?
Dites moi ce que vous en avez pensé ^^
Küsschen
Ju"

# Posted on Tuesday, 31 March 2009 at 9:42 AM

Edited on Thursday, 09 April 2009 at 7:30 AM